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The menu promises to be copious and digestible

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François Christen

Chief Economist

Central banks have signalled their immediate plans, but the dessert is still a surprise.

Original article published on agefi.com

Le mythique «effet de janvier» s’est manifesté dans toute sa splendeur en 2023, permettant aux investisseurs de récupérer une partie des pertes subies en 2022. En un mois, les actifs risqués affichent des gains qu’on pouvait raisonnablement espérer sur un semestre. L’optimisme des investisseurs confine à l’exubérance, mais il n’est pas dénué de fondements rationnels. Les symptômes probants de reflux de l’inflation aux Etats-Unis, l’abandon de la politique zéro Covid en Chine et la révision à la baisse des risques de crise énergétique en Europe sont autant de développements favorables pour les actions et les emprunts d’entreprises. Le segment High Yield s’achemine ainsi vers des gains avoisinant 4%, alors que les emprunts de catégories Investment Grade affichent une performance mensuelle supérieure à 3%.

Les emprunts gouvernementaux ont généré des gains plus modestes avoisinant 2,5% (un peu plus en Europe, un peu moins aux Etats-Unis). Ce redressement a toutefois joué un rôle important dans le regain de confiance observé depuis octobre sur les marchés financiers. Le reflux rapide de l’inflation aux Etats-Unis place la Réserve fédérale (Fed) dans une situation nettement plus confortable et vient alimenter l’espoir d’un «pivot».

Mieux cerner les intentions

Le menu de la semaine s’annonce copieux, mais digeste. La Fed a émis tant de signaux que l’issue de la réunion du FOMC ne fait pas l’ombre d’un doute. La banque centrale devrait relever son taux directeur de 0,25 point de pourcentage vers une fourchette comprise entre 4,5% et 4,75%. Les investisseurs se focaliseront sur les termes du communiqué et les déclarations de Jerome Powell afin de mieux cerner les intentions de la Fed ainsi que l’équilibre des forces entre «faucons» et «colombes».

Les indicateurs récents sont compatibles avec le changement de rythme opéré par la Fed, mais ils sont loin de justifier un changement de cap radical. La première estimation de la croissance du PIB au quatrième trimestre 2022 s’établit à 2,9% en rythme annualisé (après 3,2% au troisième trimestre). Cette expansion est alimentée par la consommation, les dépenses publiques et les exportations nettes, alors que les dépenses d’investissement ont fléchi. L’économie américaine n’est donc pas en récession. L’amélioration de la confiance des consommateurs et le recul des demandes d’indemnité de chômage sont loin de justifier un revirement de la Fed. Au contraire, l’assèchement du marché du travail semble toujours propice au développement d’une boucle prix-salaires.

En Europe, la décision de la BCE est parfaitement escomptée. La banque centrale s’apprête à relever jeudi ses taux d’intérêt directeurs d’un demi point (à 3% pour les dépôts) et à réaffirmer sa volonté de suivre un cap restrictif. Le rétablissement de la confiance dans la zone euro mis en lumière par une progression de 2,8 points de l’indicateur du sentiment de la Commission européenne et l’amélioration du climat des affaires relatée par l’indice allemand FO (90,2 en janvier après 88,6 en décembre) apporte de l’eau au moulin des membres les plus orthodoxes du Conseil des gouverneurs.

La BoE devrait également relever son taux

Last but not least, la Banque d’Angleterre (BoE) devrait aussi relever son taux d’intérêt directeur de 0,5 point, soit de 3,5% à 4%, bien que l’inflation ait commencé à refluer et que les symptômes de refroidissement conjoncturel se multiplient. Dans le sillage de la Fed, la BoE pourrait ensuite adopter une approche plus prudente et accorder davantage d’attention à la faiblesse de la conjoncture.

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